Sophia.Meguelati

Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 12:20

 


Les enfants des rues du Caire ont été entrainés dans la révolution, puis, dans le chaos qui s’ensuivit, ils ont été pris pour cible par la police.

L'une des histoires indicibles de la révolution populaire de l'Egypte est le sort des enfants sans-abri pris dans l'agitation.


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Exposition "Sale gosse"du photographe François Perri, hommage aux enfants de la rue …

 

 

Abus omniprésents

50.000 enfants de la rue, la honte de Moubarak, un héritage inavoué, des rejetés parmi les pauvres, des sans défense, des orphelins et des exclus, des renifleurs de colle, beaucoup d’entre eux toxicomanes dès l’âge de cinq ans, les filles étant souvent arrêtées et - selon les enfants et les travailleurs des associations d’aide - agressées sexuellement par la police.

Les statistiques gouvernementales égyptiennes affirment que seuls 5000 enfants mendiants vivent dans les rues, un chiffre que les organisations non-gouvernementales et les agences occidentales considèrent comme un autre mensonge de Moubarak pour couvrir un scandale 10 fois pire.

 Selon une organisation caritative égyptienne, environ 12 000 enfants des rues ont participé aux manifestations de rue des trois dernières semaines.

 

Les conditions de vie pour les enfants de la rue

Les enfants de la rue se déplacent au Caire en groupes, faisant des tournées pour obtenir des repas gratuits quand les centres d’accueil ouvrent leurs portes, la plupart ne savent ni lire et ni écrire (même pas leur nom). Certains étaient de toute évidence orphelins ou semi-abandonnés par leurs parents, mais il y avait un grand nombre de récits de parents forçant leurs fils et leurs filles à travailler dans les rues pour de l’argent afin d’acheter de la drogue !

Beaucoup d’enfants ont été aspirés dans le tourbillon de la révolution, suivant des foules d’enthousiasme avec un sens de l’aventure.

 

Mariam était en train de prendre des photos sur son portable et la police était sur le toit. Elle tournait le dos au poste de police, mais ils lui ont malgré tout tiré dessus. Des gens l’ont emmenée à l’hôpital et elle sortit avec des bandages, mais elle a dit que la plaie lui faisait encore mal et elle croyait que quelqu’un avait volé un de ses reins ! »

 

Ismail Yassine a été abattu. "J’ai été battu et touché par une ’cartouche’ d’un pistolet paralysant de la police" 

Ismail accoutumé à la violence comme tous les sans-abri du Caire - où des inconnus [les flics du poste où il avait été retenu auparavant lui ont tiré une balle dans la tête et l’ont tué.Les malades sont le plus souvent négligés. Les morts n’ont pas d’importance. Le corps d’Ismail, maintenant un martyr de la révolution égyptienne, reste dans une morgue de l’hôpital. Non réclamé !

 

 

20070112 car boy 340x Ahmed nettoie les vitres des voitures pour de l’argent - aux feux de circulation, dans les embouteillages et aux intersections de routes bloquées - et passe la nuit dans la rue, restant éveillé par crainte des agressions des voleurs puis prenant quelques heures de sommeil après le lever du soleil. Les parents d’Ahmed, comme ceux de nombreux autres enfants des rues, sont vivants, mais il s’est brouillé avec eux il y a longtemps et il refuse de rentrer à la maison.

 

Mohamed n’a que neuf ans et il a un souvenir confus de la révolution qui a renversé Moubarak. Lui et un autre enfant ont été agressés par trois hommes qui les ont jetés dans un égout - apparemment dans une tentative de leur prendre leur argent. Puis, avec ses frères, il est allé regarder les manifestations dans le quartier Gayar du Caire.

 

Un espoir pour les enfants de la rue !!!

Pour ces enfants qui vivotent dans les rues du Caire, oubliés par le système et ignorés par de larges pans de la société, que le changement ne peut pas venir assez vite.

 

1332539596-copie-1 L'effet est que ces enfants vulnérables sont en lock-out de la société égyptienne et dépouillé de tout espoir de se sortir de la misère qui les condamne à une vie chaotique dans la rue. Pour beaucoup, la seule éducation qu'ils reçoivent est le cours d'alphabétisation offerts par les centres d'accueil. C'est trop peu, trop tard !

 

 

Source MediaBeNews

Par Sophia - Publié dans : REFLEXION
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